Béthisy, déserteur du faubourg Saint-Germ ain < ' ibien d’autres choses. Elle n’a cependant épouséqu’un comte de Breteuil : c’est déroger.
Revenons maintenant à nos Rothschild ! Nous au-rions bien peut-être encore un mot à dire sur plu-sieurs dynasties, qui, sans être juives, n’en sont pasmoins friandes d’or, de places et de dignités, maisce serait un hors-d’œuvre, une digression inutile,et nous avons horreur de tout ce qui est inutile. Re-marquons cependant un fait au moins singulier; dèsqu’une famille se change en dynastie, elle pullule,se bifurque, s’allie, s’accroît d’après les procédésque l’on emploie pour élever les lapins et s’en faire3,000 fr. de rentes. Voyez plutôt les dynasties Ter-naux, Decazes , Laplagne, Perrier, Delessert, Wailly,Passy, Portalis et Dupin. Nous en oublions et desmeilleures.
La dynastie Rothschild est après la famille desCobourg la plus nombreuse de l’Europe . Son fonda-teur fut M. Mayer Anselme Rothschild, né à Franc-fort-sur-Mein, eu 1743. Orphelin à onze ans, il futplacé par charité à l’école de Forth et voulut d’abordse consacrer à l’enseignement, mais ses instincts derace ayant triomphé, il étudia avec un grand succèsles différentes branches du commerce.
Pauvre colporteur, il fut son sac derrière le dos etson bâton à la main dans le Hanovre ; ayant trouvéà se placer chez un banquier il y resta quelques an-nées et se retira ensuite à Francfort , où il se maria,et commença à faire quelques petites affaires.
Anselme Rothschild était plein d’activité et savaitparfaitement que si un et un font deux, deux et deuxfont quatre. Il sut si bien multiplier, que sa fortunes’arrondit à merveille.
Au bout de quelques années il se trouvait million-