naire et de plus ami du margrave de Hesse , un petitprince allemand dont la connaissance lui fut trèsutile. L’arrivée des Français , en 1806, faillit coupercourt à ses prospérités ; le margrave avait pris lafuite et M. Rothschild ne trouvait plus à emprunter auh et à prêter au 5, ce qui momentanément lui empê-cha de gagner le 200 p. OiO sur ses petites affai-res (1).
Les Rothschild en ont toujours un peu voulu auxFrançais qui ont arrêté l’essor de la fortune pater-nelle. L’électeur de Hesse ayant courageusement prisla fuite n’avait pu comme Bilboquet sauver la caisse,mais il l’avait confiée à son ami Anselme. Celui-ciagiota avec les fonds du margrave, et six ans aprèsil se trouvait plus riche que jamais. Son plus granddésespoir était de ne pas revoir le courageux hessois .Il y pensait encore en 1812, lorsqu’il mourut laissantune dizaine de millions et autant d’enfans.
L’histoire ne nous a laissé que les noms des cinqfils du banquier de Francfort , quant aux cinq filleselle n’en souille mot, c’est peu galant de la part del’histoire mais c’est comme ça.
Au défaut de Mesdemoiselles Rothschild nommonsdonc leurs aimables frères.
lo M. Anselme Rothschild, né à Francfort-sur-Mein, le 12 juin 1773.
2°M. Salomon Rothschild , né le 9 septembre 1774.
3° M. Nathan Rothschild , né le 16 septem-bre 1777, mort à Francfort en 1836, après avoir fondé
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(4) L’auteur nous paraît dans l’erreur. M. Rothschild avait com-mencé avec rien et pour devenir millionnaire en peu d’années, aveczéro pour capital social, il faut prêter a un taux tant soit peu plusélevé que le taux légal.
{Un banquier.)