secours, si ce n’est de ceux que pouvaient leur pro- \diguer M. Lestiboudois qui, en sa qualité de méde-cin, quoique blessé lui-même, n’avait pas voulu quit-ter le lieu de la catastrophe; enfin, un premier con- ivoi est venu de Douai , il était chargé de médecins,de sœurs de charités, de prêtres et de citoyens géné-reux, il a enlevé les blessés et les a transportés à Douai ,où ils ont été accueillis et soignés en frères.
Les voitures qui, par un hasard providentiel, n’ontpas été entraînées, contenaient : Mme la princessede Ligne, la maréchale Lauriston, le général Oudinotet sa femme; on dit la princesse de Ligne légère-ment blessée, l’aide-de-carap de M. Oudinot, blesséd’une manière horrible, a succombé quelques heuresaprès.
C’est affreux à voir! ces morceaux de vêtemens, cesvoiles, ces chapeaux, ces voitures brisées surnageantà côté des membres épars et des entrailles sanglan-tes. Le lac a une immense profondeur ; on a vaine-ment essayé autrefois de le combler, son fond de sa-ble mouvant ne peut être que plus dangereux, onn’estime pas à moins de 40 pieds sa véritable pro-fondeur.
Les soldats du train déblayent sans relâche, il y a j