— 29 -
encore quatre' wagons et une voiture qui, peut-être,ne pourront pas être retirés.
L’administration des chemins de fer continue sousystème de mensonge. Elle a nié, dès le premierjour, qu’il y eut eu une catastrophe. Elle cache au-jourd’hui le nombre des morts. Nous affirmons doncaujourd’hui que ce nombre n’est pas de 1 h, maisde 39. Puisse-t-il ne pas s’élever plus haut.
Le vendredi, 10 juillet, en dépit de toute prudence,uu convoi venant de Belgique est arrivé sans que lessignaux aient été faits. Heureusement, le nomméRéboul, conducteur de diligence, avait eu le tempsd’apercevoir l’encombrement causé par les chèvresde sauvetage. Il exigea que l’on diminua la vitesse ;grâce aux énergiques réclamations des voyageurs,les employés cédèrent ; mais ils accablèrent Réboulde menaces et surtout de la vengeance et la colèrede M. Rothschild !
Arrivé sur le lieu du sinistre, le convoi étant encoreen plein mouvement, a brisé les chèvres et les a lan-cées sur les soldats ; quatre de ces malheureux onteu les jambes brisées, et 16 ouvriers ont été plus oumoins blessés. Si, par malheur, les chèvres avaientété lancées sur les rails, une seconde catastrophe au-rait couvert de deuil des centaines de familles.