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sonnages, pirouettes et jeu muet , rien n’était per-du pour eux ; les conversations des loges et duparterre étaient suspendues; de momens en mo-inens, un ch’ è hello ! involontairement échappé,venait interrompre le silence profond qui régnaitdans la salle , et servait d’avant-coureur à une ex-plosion générale d’applaudissemens, expressionbruyante d’un enthousiasme incapable de se con-tenir davantage.
Du théâtre de la Scala à celui de Girolamo, latransition est moins brusque qu’on ne pense : c’estlà que j’ai vu représenter, par des marionnettesinimitables, des marionnettes dignes du 1 g'siè-cle , la comédie du Médecin malgré lui , suivied’un ballet avec pas-de-deux, tableaux d’en-semble et grands sentimens. La salle proportion-née au personnel des acteurs, est fort jolie, et lesdécorations sont très soignées, ainsi que les cos-tumes. Un orchestre assez complet, nous régalad’une des ouvertures les plus faibles de Rossini ,laquelle me parut ici fort à sa place, et la piècecommença. Les gestes des personnages, toujoursjustes, exprimaient, avec l’énergie la plus co-mique, les divers sentimens dont ils étaient ani-més. Martine injuriait sonpendard de mari, et enrecevait des coups de bâton avec tout le naturel