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palais, ils manquent le plus souvent d’air et delumière. MM. les architectes vont se récrier, enlisant ce paragraphe ; je les prie de se rap-peler que je donne mon avis, non comme bon,mais comme mien. J’ajouterai, pour tranquilli-ser la conscience de mes autres lecteurs, que j’aieu l’avantage de me trouver d’accord, en ceci,avec des gens qui, pour n’être pas du métier,n’en possédaient pas moins un sentiment juste ,exercé par une longue habitude de voir et de ju-ger sans préventions.
J’ai voulu voir l’intérieur d’un de ces palais ap-partenant à la famille Serra. Je me suis hâté defranchir le péristyle et la partie inférieure de l’es-calier; on sait à quel usage les gens du peupleont consacré, de temps immémorial en Italie , lesabords de ces somptueuses demeures. C’est poureux comme un droit acquis ; à tel point que l’und’eux, surpris en flagrant délit par un étrangerqui le réprimanda, s’écria, d’un air à la fois sur-pris et fâché : « Eh ! non e questo un palazzo ? ' »Arrivé dans les appartenons d’honneur qui sontau troisième étage, je fus frappé de la richesse etde l’élégante simplicité dell’ ornato : seize co-
i. Eh ! n’est-ce donc pas ici un palais V