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formidable populace de Londres , mob , qui sefait un jeu de démolir les maisons de fond encomble. Mais le peuple, dans les pays chauds,n’est pas doué de cette énergie opiniâtre qui neconnaît point d’obstacles, et l’on conçoit que lamol-lesse énervante du ciel d’Italie a pu contribuer icià l’efficacité d’une mesure de précaution de cegenre.
Il est un palais pour lequel je n’ai que des éloges:c’est le palais Doria ; celui-là, du moins, on le voità son aise. Situé sur le bord de la mer il est commeisolé; ses belles lignes d’architecture, ses colonnes,l’ensemble de ses proportions, tout en est satisfai-sant pour l’œil, et l’on peut dire qu’il concourt àembellir cette admirable baie. N’en ayant point vul’intérieur, j’ignore s’il correspond au reste. Cesmagnifiques demeures ne me paraissent pas habi-tées; et cette circonstance, qui n’est, je pense, quetemporaire, leur donne un aspect mélancolique. Jevoudrais les voir en hiver, animés par la présencedes maîtres ; il leur faut ce bruit, ce mouvement d’é-quipages , de gens et de chevaux qui sont l’acces-soire obligé des palais.En errant au milieu delà so-litude et du silence qui régnent dans l’enceinte dé-serte de l’habitation des Doria, je me reportais, enimagination, au milieu du dernier siècle, à ce