portillon au royaume de Sardaigne En celteoccasion le principe de la légitimité et des restau-rations a été vainement invoqué par les faibles ;Gênes et Venise ont été sacrifiées à la politique desintérêts. Lorsque l’influence anglaise fit décider aucongrès de Vienne que la première de ces répu-bliques serait cédée au roi de Sardaigne , celui-cine répondit pas comme fit Louis XI , auquel lesGénois offrirent de se donner, et qui dit qu’il lesdonnait au diable, Victor-Emmanuel accepta etfit bien; j’entends dans son intérêt, car les Génoislui en savent peu degré, Les patriciens ne peuventoublier qu’ils ont été souverains et qu’ils sont su-jets , et les rois de Sardaigne ne parviendront pasde long-teinps à leur faire prendre leur parti surce changement de position. Ils n’ont rien négligepourcela, dit-on , mais leurs avances, leurs rubanset leurs clés de chambellan, ne pourront faire qu’agrand’peine des courtisans satisfaits de tous cesnobles rejetons des familles historiques de Gênes .
i. La rivalité commerciale qui animait le cabinet anglais à la perte de ce petit état maritime, date déjà de loin. En 1 74”,le ministère donna cerît cinquante mille livres sterling à l'im-pératrice Marie-Thérèse et autant au roi de Sardaigne , pour
faire tout le mal possible à la république de Gènes que laE rance s'épuisait à soutenir.