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Quoi qu’il en soif, ils ont pris leurs sûretés, et lesforts tnenaçans qui dominent la ville, éloignenttoute chance de succès en faveur d’un mouvementpopulaire, quelque unanime qu’il fût. Dans un caspareil, le voisinage des garnisons autrichiennesserait peut-être la meilleure garantie de la fidélitéde la garnison piémontaise.
Pendant le blocus de Gênes , les habitansont-ététémoins d’un fait d’armes qui les a vivement frap-pés, et dont ils parlent encore avec admiration.Les troupes françaises renfermées dans la ville, etcommandées par Masséna, tenaient obstinément,dans l’espoir d’être secourues. Mais les vivres étaientépuisés, et les soldats, exténués par la faim, avaientl'air d’autant de spectres. Cependant trois centshommes de la division Miollis font une sortie, at-taquent, près de Fascie, un détachement de sixcents Autrichiens, les désarment, mangent, sousleurs yeux, leur dîner, elles ramènent prisonniersà Gènes. C’était, m’a dit un témoin oculaire, unspectacle des plus singuliers que celui qu’offraientces vainqueurs, hâves et affaiblis au point de pou-voirà peine se traîner, et conduisant en triomphe,aux acclamations du peuple, ces six cents Autri-chiens brillans de santé, qui paraissaient encoretout étonnés de s’être laissé prendre par de famé-