que par une seule entrée, et il est sévèrement dé-tendu d’en faire sortir quelque marchandise quece soit, sans une permission spéciale. Cela semblesingulier; au premier abord, le mot de port-francparaît impliquer l’idée d’une liberté illimitée, maisil n’en est rien; voici l’explication que donnait l’ex-ministre Corvetto de cette contradiction appa-rente : « La franchise du port de Gênes ne portantque sur l’entrée et la sortie par mer, et non surl’importation intérieure et la consommation lo-cale, il était naturel de recevoir toutes les mar-chandises dans un même lieu, dès leur arrivée dansle port, afin de s’assurer de leur destination ulté-rieure. Si l’on avait permis à chaque négociant deles emmagasiner où bon lui semblait, il aurait fal-lu, dès-lors, exercer, sur ces marchandises ainsi.dispersées, une surveillance bien plus gênante quene l’est la nécessité de les déposer dans des maga-sins ad hoc. D’après ce principe, il était nécessaired’empêcher le débarquement dans tout le reste duport, et c’est pour cela qu’on l’a entouré de mu-railles. »
La construction des églises, et surtout leur dé-coration intérieure me plaisent peu ici. Ellespeuvent être bien, comme fabriques, comme mor-ceaux d’architecture, mais elles me paraissent man-