Band 
Second volume.
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gorne de riionwne apparait dans toute sa majesté.Si l’on tourne le dos a la ville, l’œil embrasse unhorizon sans bornes ; la mer s’y confond avec lesvapeurs du lointain , au milieu desquelles brillentde nombreux points blancs; ce sont des bateaux-pécheurs , des pinques , avec leurs gracieuses voilescroisées, qui ressemblent aux ailes de l’oiseau demer; ce sont des bàtimens partis dans la nuit, ouqui arriveront dans la journée. Après être restétrois heures en mer, je revins ravi de cette prome-nade qui, à elle seule, m’eût payé mon voyageà Gênes .

On a prolongé, dans ces dernières années, lestravaux destinés à protéger le port contre les ou-ragans; les nombreux sinistres arrivés la veille deNoël , en 1822, ont montré à quel point il était peusur. Une violente tempête, qui dura vingt-quatreheures, y causa d’affreux ravages; tous les vais-seaux chassèrent sur leurs ancres, s’entrechoquè-rent violemment, et une quarantaine d’entr’euxfurent fracassés et mis hors de service. De mémoired’honnne on n’avait été témoin d’un pareil dé-sastre, dont les nouveaux travaux empêcherontle retour, du moins on l’espère.

Le port-franc, est enceint de toutes parts parîle hautes murailles; on 11’y pénètre, de la ville,