- 64 -
ce métier est lucratif, à en juger par le grandnombre de ceux qui l’exercent ou s’y préparentLa physionomie et l’aspect des premiers ne meplait guères, même dans l’exercice de leurs fonc-tions. Ils vous les dépêchent lestement comme unebesogne de tous les jours sans avoir l’air d’y pen-ser, et, quand ils veulent y mettre de l’intention,c’est encore pis; ils tombent alors dans le ton dé-clamatoire et dans un abus de gestes qui sent lethéâtre. En général, ce que j’ai vu du clergé italien,à Milan et ici, m’a paru manquer de dignité et de dé-cence dans les manières et dans les habitudes qua-lités qui distinguent éminemment notre clergé deFrance . Les religieux des quatre ordres inendians,pullulent dans la ville de Gênes, et pour un petitnombre de belles têtes à caractère, au maintienrecueilli, avec des barbes pittoresques, j’ai ren-contré une infinité de ces moines dont l’extérieurignoble et grossier, n’annonçait guères que l’igno-rance et la crasse du froc; on les voit, se mêlantaux gens du bas peuple, avec lequel ils ont plusd’un rapport, causant et riant familièrement aveceux, s'établissant dans une boutique et conunè-
i. « Ubi muitæ smit divitiæ, inulti sunl qui comedunt
tas. »