Band 
Second volume.
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nuit avec la femme du comptoir. S’il est permistle déplorer en France la destruction des congré-gations savantes et enseignantes, se renfermantstrictement dans leurs utiles attributions, je necrois pas que les regrets doivent s’étendre jusqu’auxmoines du genre de ceux-ci. Ce serait merveillequ’il sortit quelque chose de bon de cette vie oi-sive et vagabonde embrassée, la plupart du temps,sans autre vocation que la fainéantise, par desgens qui appartiennent à la dernière classe d'unepopulation peu morale et peu éclairée.

Il n’existe ici d’autre promenade où l’on jouissed’un peu d’ombrage, que celle de VAcqua-sola;elle est assez fréquentée , mais le bon ton, qui estaussi peu rationnel ici que partout ailleurs, réu-nit, chaque soir , le beau monde dans la rue desPalais, et c’est sur un espace étroit, entre deuxrangs de hautes maisons, échauffées pendant lejour par les rayons d’un soleil brûlant, qu'affluentles promeneurs de toutes les classes, qui s’en vontse coudoyant, se marchant sur les talons, avalantla poussière qu’ils soulèvent, et s’imaginant res-pirer le frais. Si, ne partageant pas cette illusion,vous sortez de la ville pour prendre l’air, vousn’êtes guères plus avancé; de petits chemins pier-reux, poudreux, montueux, vous mènent, entre