voulut bien in’y servir de cicérone, m’assura alorsque c’était la collection de ce genre la plus com-plète et la plus variée qui existât : entouré de tousces trésors qu’il étudiait du matin au soir, il ytrouvait de nombreuses preuves «à l’appui de soningénieux système, à l’aide duquel il est parvenua déchiffrer un grand nombre de ces caractèreshiéroglyphiques qui ont fait pâlir les érudits de-puis si long-temps. Il me montrait, avec un naïfenthousiasme, des chapelets entiers de ces scara-bées-dieux sur le ventre desquels étaient gravésdes signes qu’il m’expliquait. Il copiait des bœufsApis qui offraient des particularités inconnues etme présentait le tableau de la béatitude d’un sa-vant venu de deux cents lieues pour trouver laconfirmation de ses importantes découvertes.
Les momies abondent dans cette collection; ily en a de tous lt£ rangs, de toutes les tailles, onpeut dire aussi de tous les âges, tant elles sontbien conservées. On voit, au-dessus d’un socle,la tète de l’une d’elles posée, avec coquetterie,sur un coussinet en satin blanc, et v recouverted'une cloche de verre. On reconnait très bien laforme du nez. Les oreilles, les cils, les mous-taches sont encore intacts , et les lèvres enlr’ou-vertes laissent apercevoir une rangée complète de