Band 
Second volume.
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quables. Son front très élevé annonce une de cestélés fortement organisées que Gall aimait tant àrencontrer. Il parle peu , et semble, quand il y adu monde, craindre de se mettre en avant; ce-pendant il prend volontiers part à la conversation,en petit comité, et le fait en homme supérieur etavec un grand charme. J’ai appris, d’une autrepersonne, qu’il était du commerce le plus facileet le plus attachant. Rendu enlin à une famillequ’il chérit et dont il est adoré, Pellico, à l’exempledeManzoni, avec lequel il a plus d’un rapport,se tient renfermé dans le cercle de ses alléchonsintimes et s’occupe exclusivement de travaux lit-téraires et philosophiques. Cet isolement volon-taire dans lequel vivent des hommes d'une mora-lité si haute et d’une si grande portée intellec-tuelle me parait être un des indices qui prouventle mieux combien l’Italie est éloignée de son étatnormal.

Ce que Turin offre de plus intéressant, outre latrès belle galerie de tableaux flamands que pos-sède le roi, c’est le Musée Egyptien , acheté sousle dernier règne, pour la somme de trois centmille francs. Notre savant et tant regrettable com-patriote M. Chain pollion que j’eus le plaisir d’yrencontrer, lors de mon premier séjour ici, et qui