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Second volume.
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pour la plupart, à des familles bourgeoises; ilsont reçu une certaine éducation, et voient, avecun dépit jaloux, que tout espoir d’obtenir, mêmel’épaulette de sous-lieutenant, leur est désormaisinterdit ; ils savent qu’il n’en a pas toujours étéainsi, et voudraient voir renaître un ordre dechoses où la carrière, libre pour tous, offrait, enperspective, à l’ardeur du soldat, les grades, laconsidération et la fortune. Cette circonstance ex-plique comment, en 1820, la défection de l’armée,dans laquelle se trouvait, avec une foule d’officiersparvenus, une foule de sous-officiers qui voulaientparvenir, a été si prompte et si générale. On voit,en même temps, pourquoi, lors de la dernièreconspiration, il y a eu si peu d’officiers, supérieursou autres, qui aient été compromis.

Un des Amédée a dit : « La maison de Savoiemangera l’Italie comme on mange un artichaut,feuille par feuille. » Les conjurés de 1820 ne vou-laient autre chose que la faire manger, en unmorceau, au roi Victor-Emmanuel ; mais celui-ci,pour suivre jusqu’au boutla comparaison , trouvale morceau trop dur à digérer et le refusa. Le butde la révolution était de refouler les Autrichiensau-delà des Alpes , et de fonder enfin l’unité na-tionale en réunissant, sous le sceptre constitu-