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sur la ligne de nos conseillers à la cour de cassa-tion : des cinq pays, différant entr’eux de moeurs,d’intérêts et de langages, qui forment, par agré-gation , les états du roi de Sardaigne , il n’en estque deux dans lesquels le revenu produise un ex-cédant sur les dépenses; ce sont Gènes et le Pié-mont. La Savoie, le comté de Nice, la Sardaigne offrent, au contraire, un déficit qu’il faut que legouvernement comble avec la plus-value que pré-sentent les deux autres pays. Il envoie annuelle-ment quatre cent mille francs à Nice , six centmille à Chambéry, et près d’un million en Sar-daigne . Ces possessions à titre onéreux seraient-elles susceptibles de devenir productives à l’aided’un meilleur système d’administration? C’est ceque j’ignore au sujet des deux premières ; quant àla Sardaigne , j’ai des données que j’ai lieu decroire exactes; elles m’ont été fournies par ungrand propriétaire de l’ile et par un magistrat quiy a résidé long-temps avec un caractère officiel.Le commerce d’exportation y manque des encou-ragemens nécessaires; l’agriculture y est totale-ment négligée, et la propriété territoriale sur-chargée de dîmes ruineuses. Le sol, d’une fertilitéextrême, et qui produirait immensément en blé,pn huiles et en vins, égaux à ceux d’Espagne ,