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Second volume.
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reste, en grande partie, inculte, faute de bras etde capitaux. La journée de travail se paie jusqu’àtrois francs, et les produits sont sans valeur.Toutes les terres sont entre les mains d’une cen-taine de familles, et le cultivateur du sol n’en estnulle part le propriétaire. Le droit de parcours etde vaine pâture, et quelques autres vieux abus,profondément enracinés, empêchent le possesseurde jouir de sa chose librement et comme il l’en-tend. La Sardaigne présente le spectacle curieuxd’un pays arriéré de cinq ou six siècles du reste del’Europe . C’est un échantillon du moyen-âge quis’est conservé intact, tandis que tout se modifiait.

Une des principales branches de revenus est lapèche du thon qui appartient exclusivement àquatre ou cinq grandes familles. On en prend dequatre à six mille par an, dans une seule ma-drague , et quelquefois jusqu’à mille et douzecents dans la même journée, lorsque, toutefois ,les requins ne font pas manquer la pêche en semettant de la partie. Leur présence porte l’épou-vante parmi les thons, réunis en bandes nom-breuses , et les éloigne de leurs anses favoritespour le reste de la saison. Ces poissons se vendent,l’un dans l’autre , de vingt à trente francs , et lesdépenses d’une grande madrague, telles que l’en-