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Second volume.
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116
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« mainteint en une forme de vie si austère, que« la mesme robe qui lui servoit en esté, lui ser-« voit en hyver; n’avoil, pour son coucher, que« la paille ; et les heures qui luy restoient des« occupations de sa charge, il les passoit estudiant« continuellement, planté sur ses genouils, ayant« un peu d’eau et de pain à costé de son livre, qui« esloit toute la provision de ses repas et tout le« temps qu’il y employoit. » (Essais de Montaigne.)

Quelle délicieuse habitation que cette Isola-Bella! C’est un séjour enchanté; c’est le palaisd’Armide! Cela a déjà été dit vingt fois, je le sais,et j’en suis fâché, car c’est la seule expression quirende bien ma pensée. Ce majestueux bassin dulac, ces rives si variées et si riches, l’ensemble dece paysage si poétique, cette île, avec ses terrassesplantées de cédrats, d’orangers et de citronniersen pleine terre; cette haute futaie de lauriers semirant dans les eaux limpides qui baignent leursracines; cette profusion de fleurs qui embaumentl’air, de fruits d’or qui pendent aux arbres; enfinle climat voluptueux et l’admirable ciel d’Italie ,tout agit à la fois sur les sens et l’imagination, etpour nous, pauvres habitans des régions tempé-rées, c’est une vraie féerie.

Chaque chose a son point de vue; Vlsola-Bella,