joint à l’idée de leur inutilité actuelle, attriste l’œildu voyageur qu’il fait réfléchir; et il repète avecle poète :
« Jamais d'aiieun mortel le pied qu'un souttle eft’acc ,
. « M'imprima sur le sol une plus forte trace... »
on suit, tantôt dans le fond de la vallée , tantôt àmi-côte, le cours impétueux de la Veniola; onfranchit plusieurs torrens, sur des ponts aussi har-dis que légers, et l’on arrive à la gorge du Gondo«pii est bien ce que j’ai vu de plus pittoresquementbeau dans mon voyage, en ce sens que nulle partle peintre ne saurait trouver de si riches sujetsd’etudes. Ce ne sont point, comme dans les autresdéfilés que j’ai décrits, des rochers nus, arides,d’un ton froid, tombant en débris ou arrondis parl’action des eaux et la rigueur des hivers, ce sont,de belles masses hardies, anguleuses, revêtues de.mousses et sur lesquelles pendent en festons, ous’élèvent en bouquets des fouillis d’une fraîche etvigoureuse végétation. Cette gorge, qui se dis-tingue par son caractère de grandeur sauvage, n’arien d’aflreux ni d’attristant comme celle du Ponl-du-Diable. Dans un de ses recoins les plus frap-pans, une jeune et jolie anglaise, debout dans une