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Tltalie, et planté leurs tentes sur le sol envahi, sevirent, à leur tour , refoulés par de nouveaux en-vahisseurs. On retrouve , dit-on, parmi leurs des-cendans, quelque chose des habitudes et des qua-lités propres aux anciens peuples du Nord. Ils ontconservé leur goût pour la vie nomade, et, à cer-taines époques de l’année, ils désertent en masseleurs villages, pour aller se fixer temporairementdans les régions plus élevées ; leur curé émigreavec eux , et s’associe à leur existence errante. Laplus grande simplicité de moeurs règne encore par-mi eux, et il n’était pas rare, il y a un quart desiècle, de trouver dans les habitations, dépais ma-driers, ou plutôt des troncs équarris, dans les-quels étaient creusées plusieurs écuelles inamo-vibles qui servaient aux repas de la famille. Cesystème d’auges perfectionné peut faire honneurà l’esprit d’économie de ces bonnes gens, qui de-vaient casser peu de vaisselle , mais je doute qu’ilfût compatible avec le sentiment d’une propretébien recherchée. Ils exercent religieusement lesdevoirs de l’hospitalité, et, lorsqu’un ami leur ar-rive , ils réunissent leurs pareils et leurs voisinspour fêter sa venue. On ne voit point, chez, eux ,de cabarets. Dès qu’un jeune homme est marié, ilcommence aussitôt à amasser, petit î'i petit, la