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Second volume.
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comptait, dans le pays, vingt-huit sortes de vinsbien distinctes, mais que, pour lui, il n’en con-naissait guère qu’une quinzaine environ, dont sonpalais dégénéré pût apprécier les différences et dé-terminer les crus. Si le bonhomme n’est pas de-venu aussi fin gourmet que son père, il m’a paruque ce n’était pas, du moins, faute de s’entretenirdans une constante pratique. D’api ès ce qu’il m’adit et ce que j’ai vu , la culture de la vigne est as-sez arriérée, ce qui, du reste, s’expliquerait parle peu d’avantage qu’on trouve à perfectionnercette branche d’exploitation dans une contréecomme celle-ci qui n’offre point de débouchéspour ce genre de produits, le canton de Yaud, laSavoie, le Piémont et la Lombardie récoltant plusde vins qu’ils n’en peuvent consommer.

C’est yis-à-vis de Sierre que débouche la valléedesAnniviers (Einfischerthal ), l’une des plus con-sidérables et des plus intéressantes des vallées la-térales de ce canton. La peuplade qui l’habite secompose, si l’on en croit l’assertion de quelquesérudits*, des descendans de ces terribles Huns, decet « essaim sorti de la ruche du Nord » 1 qui faprès avoir désolé par le fer et le feu les Gaules et

i. Belle expression de sir William Temple .