Band 
Second volume.
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hameau des bains situé, ou, pour mieux dire, en-seveli au fond d’un cul-de-sac que domine la paroià pic de la Gemmi qui s’élève, ainsi qu’un murimmense : ici le soleil disparait à quatre heures aumois d’août, et cette nuit anticipée ajoute encoreà l’horreur de ce lieu. A l’exception du gouffre dePfeffers, je ne connais pas de séjour plus affreuse-ment triste que celui-ci, et il faut toute la célébritédes eaux de Louesche, pour attirer la foule des bai-gneurs qui y affluent chaque année. Car tout y està l’avenant du site; on est mal logé, mal nourri ;on n’a, pour se promener, qu’une triste terrasse ,longue d’une centaine de pieds, et des sentiersdifficiles, très fatigans en raison des descentes etmontées continuelles. Pour ceci il n’y a rien à faire,la nature des localités s’y oppose. Mais, quant aureste, je m’étonne de ce qu’on n’ait pas tenté desaméliorations qui auraient tourné au profil desentrepreneurs, en attirant un bien plus grandnombre de malades. Il faut l’être beaucoup pourse soumettre, pendant des semaines, au nom-breuses privations et aux inconvéniens de toutessortes qu’on trouve dans ces bains, qui sont les plusconnus et les plus efficaces de la Suisse , en mêmetemps qu’ils en sont les plus mal tenus. C’est, jus-qu’à présent, la plus forte preuve que j’aie eue du