Band 
Second volume.
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peu d’industrie des Valaisans . Il y aurait pourtantinjustice à ne pas reconnaître que les bains deLouesche ont reçu des améliorations depuis le 12 0siècle ; à cette époque, les ours et les loups man-geaient, de temps à autre, les baigneurs, et il fal-lut élever une palissade, pour les empêcher de ve-nir troubler ainsi la cure. Les avalanches balayaientaussi, parfois, une auberge ou deux, avec tous leshôtes qu’elles contenaient; le cardinal Schinner fîtconstruire, afin de prévenir de pareils accidens ,un rempart de rochers haut de vingt pieds et épaisde douze.

Je suis surpris de voir que les Français , quiabondent habituellement à Louesche, n’aient pastrouvé moyen d’y organiser quelques passe-temps;il n’existe point, à la vérité , de local commun oùse puissent réunir les baigneurs, réduits alors àformer, entr’eux, de petites coalitions partiellescontre l'ennemi commun: je veux dire l'ennuiqu’ils tâchent de mettre en fuite à l’aide d’une par-tie de boston ou de whist. Jadis, m’a assuré unvoyageur, il n’en était pas ainsi; on s’amusait àLouesche, et l’on n’y guérissait pas moins bien.On y voyait, comme à toutes les eaux, des maladesgais, ne demandant pas mieux que de s’y amuser,des amateurs bien portails qui venaient les aider;