bain à la Spartiate ne me tentait pas du tout, etj’ai été retenu par la répugnance que j’éprouvais àm’immerger dans ce bouillon de chair humaine ,et à me trouver confondu, dans un même bassin ,avec les divers échantillons des affections cutanéesqui ne sont jolis à voir que dans le grand ouvragedu docteur Alibert. On vient cependant ici pourd'autres maladies : telles que les douleurs rhuma-tismales et les maux d’estomac; un Français , M. lebaron de M....; m’a raconté fort plaisammentcomme quoi, étant à Louesche pour la premièrefois, et en ignorant les us et coutumes, il avaitcommis une grande inconvenance, en entrantdans le bain tout debout, au lieu d’y descendreaccroupi, comme c’est l’usage. Le murmure im-probateur qui se fît entendre l’embarrassa ; il vou-lut se retirer, mais, dans son trouble, il se jeta,se trompant de porte , dans le cabinet d’une damequi se déshabillait; cette nouvelle bévue le décon-certa à tel point qu’il ne sut plus où se fourrer etaurait voqlu être à dix pieds sous l’eau. Maigreun aussi malencontreux début, son caractère ou-vert , son esprit gai et sa politesse bienveillante,ne tardèrent pas à le reconcilier'avec ces tritons sipudibonds et ces néréides si promptes à s’effarou-cher. C’est «à son imagination inventive que les
Schliessen