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Second volume.
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quelques lignes obliques , à peine perceptibles, ettraçant, sur le flanc rembruni du rocher, des zig-zagsblanchâtres. Vous les perdez de vue parfois , poul-ies voir reparaître un peu plus haut. Bientôt vousdécouvrez certains points noirs qui se meuvent,d’une manière presque insensible, sur ce plan verti-cal, etressemblentàdes mouches posées sur un mur.Peu à peu ces points gagnent du terrain , ils grossis-sent, deviennent, par degrés, plus distincts et vousapparaissent enfin ce qu’ils sont en effet, c’est-à-diredes chevaux avec leurs charges, précédés ou suivisde voyageurs. En maints endroits la trace du che-min qu’ils suivent vous échappe, et ils vous sem-blent suspendus sur l’abîme par une force magique.Depuis l’instant où vous les avez aperçus , jusqu’àcelui où ils arriveront aux bains , il s’écoulera prèsde deux heures , et ce n’est que par ce long inter-valle , ainsi que par l’extrême réduction de leursproportions , qu’il vous est possible d’apprécier lahauteur de ce rempart gigantesque qui sépare leValais du canton de Berne . La hardiesse de ce pas-sage m’a infiniment plus frappé que les ouvragesdelà route du Sim pion et de celle du Saint-Go-thard. De temps immémorial il existait ici .unsentier, mais il a été élargi, et rendu praticablepour les bêtes de somme, par des ouvriers tyro-