de Schwarrenbaeh qui s’élève seule au milieu decette nature désolée. C’est un mélancolique séjour,et le poète allemand Werner l’a fort convenable-ment choisi pour en faire le lieu de la scène deson épouvantable drame, intitulé le Vingt-quatrefévrier . C’est, autant que je me rappelle, la pre-mière des productions de cette littérature cada-véreuse et convulsive qui, apportée en F rance,y a passablement prospéré, grâce au vertige dontle soleil de juillet a frappé les populations. Ce cy-nisme de mœurs, cet étalage d’atrocités révoltantes,qu’on a besoin de trouver invraisemblables, ontbeau se revêtir du prestige du talent; ils ont beauêtre, pour quelques-uns, le résultat d’un système,tandis que pour plusieurs ils sont celui d’une spé-culation, ils n’en font pas moins le procès et auxauteurs qui les exploitent, et au public qui y ap-plaudit. Qu’on ne s’y trompe pas! il y a quelquechose de moralement mauvais au fond de ce be-soin effréné, insatiable d’émotions violentes , et jene crois pas que la mission du poète soit de luifournir un nouvel aliment. On sait que Wernerest mort fou, circonstance qui explique le déver-gondage de son génie, et pourrait servir d’ensei-gnement aux écrivains qui affectent de marchersur ses traces et de le dépasser. J’y vois comme un
Schliessen