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Second volume.
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dégoûteront que les gens incapables d’y aspirercomine de la comprendre. Ils y songent eux-mêmestout en déclamant contre elle.

Dès qu’on a atteint le sommet de la Gemmi, onjouit d’une magnifique vue sur la seconde chaînedes Alpes , celle qui sépare le Valais du Piémont,et de laquelle s’élèvent le Mont-Rose, le Mont-Cervin , la Cima di Jazi, et le Monte-Moro, mon-tagnes de dix à treize mille pieds d’élévation, entout temps couvertes de neige; leurs formes sonthardies et pittoresques. Du côté opposé la vue s’é-tend sur une vaste solitude , où sont confusémententassés des rochers qui tombent en morceaux etdont les teintes sombres rembrunissent encore leseaux noirâtres et troubles du petit lac de Dau-ben, qu’alimente la fonte des neiges, et qui n’aaucun écoulement apparent, mais se décharge, àce qu’on suppose, par une communication souter-raine aboutissant dans la vallée d’Adelboden . Au-delà de ce désert nu , sauvage et sans grandeur,on voit s’abaisser d’étage en étage, la vallée plusriante de la Kauder, dominée par la cime majes-tueuse des Altels que revêt une neige d’une éblouis-sante pureté, et d’où descendent de très beaux gla-ciers.

Je m’arrêtai, pour dîner, à hupetite aubergeII. 10