affirme, en outre, que l’usage du cafë, devenuplus général, a dû y contribuer pour beaucoup.
C’est une grande erreur que de croire que leshabitans du pays regardent, comme une bénédic-tion d’en haut, la présence d’un crétin dans leurfamille. Ils s’imaginent voir en lui, a-t-on dit, unesorte de victime expiatoire chargée des péchés detoute une maison ; il n’en est rien , et les parenssont, au contraire, fort attristés de cette prétenduefaveur du ciel. Mais ce n’en est pas moins , à leursyeux, un devoir sacré que de rendre, parleurssoins affectueux, l’existence de ces pauvres créa-tures aussi tolérable que possible.
De nombreux témoignages accusent les Français d’avoir, pendant les guerres delà révolution,mas-sacré beaucoup de ces malheureux , et je n’ai pascherché à vérifier le fait dans la crainte d’avoir àéchanger mes doutes contre une certitude pénible.L’àme se révolte en efl’et à la seule idée d’un sol-dat souillant son arme du sang d’un être sans dé-fense ', incapable d’inspirer d’autre sentiment quecelui de la pitié la plus profonde. Ah! s’il était vraique la guerre dénaturât les hommes à ce point,
i. Les anciennes chroniques latines désignent les crétinspar les termes suivans : incrmes, insonies, imbcllcs