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de Valeria, enfin évêque de Sion , cardinal-légatdu pape, et, plus tard, conseiller intime des em-pereurs Maximilien et Charles-Quint , par lesquelsil fut employé avec succès dans diverses ambas-sades importantes. C’était, au reste, un espritbrouillon, passionné, politique assez médiocre,qui, par ses intxûgues, fut la cause de la déconfi-ture de ses compatriotes à Marignan, où il com-battit du moins avec bravoure. Il paraît que,gagné par l’empereur, ou mu par une haine per-sonnelle contre François I er , il réussit à biouillerles cartes au moment où la partie allait finir. Déjàla paix était signée, les Suisses retournaient chezeux. Par de faux avis, il réussit à les ramener enprésence des Français , et à mettre aux mains lesdeux armées; on sait ce qui en advint. Les Suisses furent taillés en pièces, malgré des prodiges devaleur. On sait aussi que le vieux général Trivulce ,parcourant ce champ de carnage sur lequel ilsétaient tombés, tous frappés par deVant, s’écriaque c’était là un combat de géans ! Voici un récitcurieux d’un témoin oculaire, Claude Rollin,capitaine neuchàtelois , dont Venseigne périt pres-que en entier dans cette mémorable journée. Ter-rassé lui-même d’un coup de hache-d’armes, il serendit prisonnier à Bayard qui vint à passer près