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nous, cela ressort d’une comparaison de ma liste avec celle queM. Herman Albarda a dressée pour la Hollande et qu’il a bienvoulu me communiquer avant la publication très-désirée qu’il sepropose de faire d’un travail analogue à celui-ci.
Le nombre des espèces pour la Hollande n’est guère différent dunôtre pour la Belgique; mais leur composition est assez diverse.Ainsi quoique les deux provinces Brabant septentrional et Duchéde Limbourg soient limitrophes des nôtres et d’une nature assezsemblable, M. Albarda me signale dans ces provinces une trentained’espèces que nous n’avons pas encore rencontrées chez nous, et quibien propablement y existent. Ce sont principalement des Ephémé-rides et des Phryganides.
C’est pourquoi j’ai crû utile d’indiquer en note ces espèces et deciter, aussi d’après M. Albarda, celles de nos espèces qui se retrou-vent dans le Limbourg et le Brabant hollandais.
M. R. Mac Lachlan pendant des excursions de très-peu de joursfaites avec moi à Bouillon et sur les Hautes Fagnes ainsi qu’àDînant au commencement de juillet 1881 a capturé bon nombre dePhryganides que nous ne connaissions pas encore, parmi lesquellesil y en a qui sont absolument nouvelles pour la science. Je cite cefait pour montrer combien il y a lieu d’espérer la découverte denouvelles Phryganides dans les parties subalpines ou simplementmontagneuses du pays, en explorant les bords des ruisseaux et desrivières qui en descendent.
M. le D r C. Bamps, de Hasselt, qui s'occupe depuis longtemps derecherches scientifiques étendues et variées concernant la Campinelimbourgeoise, signale particulièrement aux naturalistes la partieorientale de cette région située entre Opoeteren au Nord, Lanaekenau Sud etGenck à l’Ouest qui forme un vaste triangle dont le côtéoriental d’environ cinq lieues consiste en une chaîne de collines d’unealtitude de 75 à 90 mètres, ce qui est beaucoup pour la contrée etlonge la Meuse à une distance d’une lieue ou à peu près. M. Bampsa constaté que la flore y est caractérisée par la présence de plusieursplantes boréales 0).
C’est en Campine que l’on rencontre ce mélange curieux d’insectesqu’on s’étonne de voir ensemble et qui en général semblent trouverlà une limite géographique qu’ils ne dépassent guère, ou n’atteignentmême pas ailleurs.
Je citerai, sans sortir du cadre de ce catalogue;
(*) Voyez entre autres les notices suivantes du D r Bamps; sur quelques vertébrésrares de la, Belgique etc. (Bull. Acad roy. de Belgique, 1887). — Sur la découvertede la Gampsocleis glabra (Soc. Ent. Belg. février 1888). — Considérations sur lesblocs erratiques d’origine Scandinave etc. recueillis dans la Campine etc. (Bullet.des Mélophiles de Hasselt T. XXIV, 1888).