Band 
Second volume.
Seite
174
JPEG-Download
 

— 174 —

gats; j’ai remarquai, en i833 , sur quelques mai-sons , un enduit d’un limon grisâtre qui, les cou-vrant à la hauteur de huit ou dix pieds, signaleencore le passage du fléau. En outre, les magni-fiques noyers dont la ville est entourée attestent,par leurs cicatrices, la violence du choc des ro-chers que cette avalanche d’eau roulait avec elle.Le dommage à été évalué à un million et demi defrancs, et les souscriptions ouvertes, tant en Suisse qu’en Angleterre, ont produit à peu près un mil-lion , dont une partie a été judicieusement em-ployée à des travaux ayant pour but de prévenirle retour d’un pareil désastre ; ou a percé dans leroc, un lit à la Dranse, dont l’écoulement est dé-sormais assuré quoi qu’il arrive. Dans le cours dudernier siècle, une inondation eut lieu, produiteaussi par la même cause; mais ses effets furent bienplus terribles encore; il ne resta à Marligny quetrois maisons debout.

Ses environs rappellent plusieurs souvenirs his-toriques qui leur donnent de l’intérêt. La ville elle-même est d’une date très ancienne; les Romains yavaient un établissement militaire connu sous lenom d ''Octodurus . Et c’est non loin d’ici, que,manacés par un soulèvement général du pays, ilsse retranchèrent contre une nuée d’indigènes, qu’à