l’aide de leur discipline et de cette supériorité quiest assurée à la force organisée, ils finirent par tail-ler en pièces. Plus tard, les Sarrasins, disperséspar Charles Martel , refluèrent dans ces vallées ,les mirent à feu et à sang, et se fortifièrent sur leshauteurs pour exploiter la route et lever des tri-buts. C’était alors qu’on pouvait voir en présence,dans le Bas-Valais , selon l’expression de Byron« le turban de l’infidèle et le panache du cheva-lier chrétien : the paynim turban and the Chris-tian crest. » La reine Berthe en délivra le pays, etc’est là probablement une partie du bien qu’ellefaisait quand elle ne filait pas. Une vieille inscrip-tion , en vers latins , qui se trouve dans l’église dupetit village de Saint-Pierre, près de Martigny , aconservé jusqu’à nous le souvenir de leurs ra-vages'. Ce sont les débris de ces hordes qui ontpeuplé, dii-on, les vallées alors désertes, de Bagne ,de Visp et d’Herens.
On sait que l’empereur d’Allemagne, Henri IV ,excommunié par le pape Grégoire VII , fut somméde venir lui rendre compte de sa conduite, et ob-
i. Ismaelita cohors, Rhodani cum sparsa per agrosIgné, famé et ferro sæviret, tempore longoVenitin liane valleni Penninam...,