Band 
Second volume.
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178
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fait fantastique et aérien. Au moment où je passai,un soleil brillant éclairait le paysage et faisait scin-tiller, de ses feux, cette nappe d’une blancheuréblouissante, dont la partie inférieure était enri-chjp des couleurs d’un iris ovale ou circulaire, quis’effacaient et reparaissaient au gré de la brise quirègne constamment aux abords de la cascade dontl’élévation totale est de trois cents pieds environ.

Comme je descendais pour rejoindre la voiture,tout plein encore de ce que je venais de voir, etme retournant presque à chaque pas, pour jeterun dernier regard sur cet admirable tableau, unevoix suppliante m’arracha à mes impressions; jelevai les yeux, et vis une pauvre femme portant,dans ses bras , le crétin le plus difforme que j’eusseencore aperçu. Cet aspect dégoûtant de ce quela nature humaine peut offrir de plus hideux, medésenchanta tout à coup: j’oubliai et la cascade etle prestige de féerie dont elle était environnée, et,après avoir donné quelques batz à cette malheu-reuse mère, je me hâtai de m’éloigner. Mais cefut en vain; le sou^nir du crétin me poursuivait :je voyais toujours sa tète énorme, couverte d’uneforêt de cheveux gras et plats; ses traits, qui of-fraient tous les caractères de la virilité , tandis queses membres grêles, son corps rachitique étaient