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toils en pointe, fait admirablement bien au mi-lieu de ce paysage, et je ne m’étonne pas de cequ’un des plus grands poètes de l’époque, ait sibien tiré parti, dans un de ses poèmes 1 , et dulieu, et de l’épisode intéressant qui s’y rattache;il y avait bien là de quoi émouvoir une âme d’ar-tiste comme la sienne. La visite qu’il fit à ce lieuhistorique, m’a été racontée par un batelier deGenève , qui l’y a accompagné ; après que le con-cierge eut débité à Byron l’histoire de Bonnivarddétenu , pendant sept ans, dans le cachot souter-rain du château, après qu’il lui eût montré lebout de chaîne scellé dans un des piliers, et lesentier que les pas du prisonnier avaient creusédans le roc, à la longue, le poète resta deux ou troisheures dans cet obscur caveau, absorbé dans laméditation de son œuvre, et écrivant rapidementsur ses genoux. Ce ne fut qu’à grand’peine que lesimportunités du batelier purent l’en arracher.Comme c’était cet homme qui, dans ces fréquentesexcursions nautiques, tenait ordinairement labourse, Byron lui enjoignit de donner un napo-léon au concierge, et de lui dire que c’était unlord et pair d’Angleterre qui lui faisait ce cadeau.
i. Le Prisonnier de Chilien, par Byron.