Band 
Second volume.
Seite
194
JPEG-Download
 

— iq4 —

damment, et il ne paraît pas que cette méthode,en augmentant la quantité, nuise beaucoup à laqualité. Dans les côtes les plus escarpées, afind’éviter la perte de temps et les frais de transport,on foule le raisin sur place, et des tuyaux con-duisent le vin nouveau dans des cuves placées aubas du vignoble. Ce vin est fort estimé; il s’en ex-porte, dans le reste de la Suisse , surtout dans lecanton de Berne , une quantité considérable, mal-gré les droits élevés qui le frappent à la frontière.Avant la révolution , les sujets vaudois ne pou-vaient vendre leurs vins qu’à leurs seigneurs, lesbourgeois de Berne , et ce monopole tarissait ,entre leurs mains, une des sources les plus pro-ductives de leurs revenus. Depuis qu’ils en sontdélivrés, la culture de la vigne a pris un essorprodigieux.

Je suis arrivé à Vevay , quinze jours, malheu-reusement, après la fameuse fête des vignerons,qui se célèbre, tous les i 5 ou 20 ans, avec le pro-duit des intérêts accumulés d’une fondation adhoc, remontant à une date fort ancienne. D’aprèsce que j’ai entendu dire aux Suisses et aux Fran-çais , venus à Vevay cette année, pour être té-moins de cette fête locale plus que nationale, ilparaît que ce n’est autre chose qu’une sorte de bal-