Rhône qui, de ce point-ci, me semble avoir plusd’un rapport avec l’ouverture de celle de la Reuss ,prise du lac des Quatre-Cantons . Ici, de mêmequ’à Altorf , vous avez de ces plans de montagnesqui se dégradent les uns derrière les autres, etvont, en se rapprochant de plus en plus, aboutirà un fond de perspective surmonté de cimes nei-geuses. En face de vous s’élève la dent du midi, et
O 7
les dents de Mordes et de Jaman bornent à votregauche le paysage qui, du côté opposé, déploie àvos regards les rives abruptes de la Savoie dontles hautes montagnes et les arêtes de rochers,d’une forme sévère et imposante, contrastent heu-reusement avec les gracieux coteaux du canton deVaud , ombragés de groupes d’arbres élégans quirompent la monotonie des vignobles. Ces coteauxsont peuplés d’un nombre infini de villages etd’habitations; les premiers, fort laids de près, font,à distance, un excellent effet.
J’ai admiré le soin extrême, je dirai minutieux,avec lequel sont cultivées les vignes qui ont iciune très grande valeur; dans les meilleures expo-sitions, le prix de l’arpent s’élève jusqu’à douzemille francs. Les terres sont soutenues par denombreuses terrasses, qui, de loin, ont l’air desmarches d’un immense escalier; on les fumeabon-