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« à mort. Mais, après celui-ci, il en viendra un« second qui lui adressera les mêmes reproches,<( et ajoutera : croyez-vous, Sire! justifier votre« iniquité et faire taire la voix des opprimés, en« dressant des échafauds? Le sang innocent crie« contre vous et vous condamne. Joseph ordon-« nera que l’on traîne encore celui-ci au supplice.« Enfin il en paraîtra un troisième, et c’est alors« que l’empereur ouvrira les yeux ; alors il com-« mencera à comprendre qu’il pourrait bien y« avoir, au fond de l’àme d’un homme de bien ,« une force capable de résister à toute la puis-« sance des rois de la terre. » Gibbon qui, jus-que là, avait écouté en silence, répond , avec uneimperturbable gravité, en frappant sur sa taba-tière : « mon cher monsieur , j’aimerais mieux« être le troisième. »
J’ai été à même de vérifier, ici, la justesse d’uneobservation que j’avais déjà faite antérieurementsur le peu d’union qui règne entre les dillèrenscantons de la confédération helvétique. Je veuxbien croire que, politique à part, les rivalitéscantonales se taisent quand l’intérêt général est enjeu, et que ces Vaudois, ces Valaisans , ces Ber-nois, etc., redeviennent Suisses , alors que les cir-constances l’exigent; mais ils ne devraient pas,