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Second volume.
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Vaud , le changement de domination. Des ordon-nances rigoureuses furent portées contre le luxedes habillemens tailladés , contre les danses, lesjeux de cartes; les chansons, même innocentes,furent interdites, en raison des persécutons qu’é-prouvaient les chrétiens d’Orient de la p?rt desTurcs. Les assemblées des États du pays , d’abordpermises par les nouveaux maîtres de la seigneu-rie de Berne , furent, plus tard, entièrement pro-hibées, et, au commencement du 18' siècle, legrand-conseil déclara ne vouloir reconnaître, desfranchises et libertés des bonnes villes, que cellesqui avaient été spécialement et nominativementconfirmées par lui; or, un grand nombre n’étaientpas dans ce cas. Des baillis, nommés par le grand-conseil, et choisis exclusivement parmi les bour-geois de Berne , administraient ce pays sujet, réu-nissant, en leur personne, les divers genres d’at-tributions les plus incompatibles. Ces places étaientrichement rétribuées, et le bailliage de Romain-Mortier rapportait annuellement au titulaire, à ceque m’a assuré un patricien bernois, plus de qua-rante mille francs. S’il faut en croire les Vaudois,sans doute aigris par une longue dépendance, cesproconsuls au petit-pied n’avaient pas besoin derester long-temps en fonctions, pour rétablir