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ces ordures. » Puisque j’en suis sur ce chapitre, ilest juste de citer l’apologie que me faisait de sescompatriotes, M. Adolphe B”*, l’un de mes amis.
« On nous dit parcimonieux; nous ne sommes« que prévoyans, et cela par nécessité : pour la« plupart nous spéculons sur les fonds étrangers ,
« et l’incertitude de ce genre d’affaires nous met« dans la nécessité d’avoir en réserve une portion« de nos revenus, pour faire face aux pertes éven-« tuelles. » La première révolution de France acoûté, aux capitalistes genevois, quinze millionsde rente ! ! La catastrophe de juillet leur a fait es-suyer également des pertes considérables. Lors decette première débâcle financière, les patriciensde Genève en étaient réduits à un tel point degêne , que, dans les soirées , m’a dit M. Dumont,il n’y avait d’autres rafraîchissemens que l’eausucrée; chacun apportait son sucre, et la daine dela maison fournissait l’eau et une mouillette depain. Mais le persévérant Genevois , semblable aunautonnier d’Horace, radoube sa barque fracassée,et se lance de nouveau sur la mer orageuse desspéculations, afin de s’indemniser de ses sinistres ;il y réussit presque toujours. Les soirées de Genève ne ressemblent plus à ce qu’elles étaient à la fin dudernier siècle; il faut avoir assisté aux fêtes queIL iG