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le pays de Vaud, ni en Savoie , et on en voyait peuà Genève , comme dans toutes les aristocraties.L’auteur de Zaïre ne pouvait pas même y faire re-présenter ses pièces, sur un théâtre d’amateurs ,et il fallait que tout le personnel et le matériel dela troupe qu’il avait organisée, se transportât chezlui. En fin de compte, l’événement lui a donnéraison ; « Genève a eu la comédie malgré Calvin »et Bertrand Dalembert, s’il revenait au monde ,pourrait s’égayer avec le vieux Raton de Ferney ,aux dépens du pauvre citoyen de Genève , et del’inefficacité de sa fameuse Lettre sur les spectacles.
Sous le rapport des mœurs publiques, j’ignorece que les Genevois peuvent avoir perdu à l’éta-blissement d’un théâtre, mais, sous celui du goûtlittéraire, ils me semblent y avoir gagné peu dechose. La troupe est médiocre, le choix des piècesmauvais, quand il n’est pas révoltant; c’est commedans nos provinces. Aujourd’hui le théâtre, telque nous l’ont fait les maitres de la scène, n’estpas, à coup sûr, un moyen de civilisation.
Les concerts, à Genève , valent mieux que lacomédie; c’est la société de musique qui en faitles frais. Le local, bâti par elle, est beau; l’or-chestre nombreux, et renforcé pour les solod’instrumentistes habiles , est bien conduit, et