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exécute avec ensemble les ouvertures elles sym-phonies. Un élève du Conservatoire , M. Do-mange, chanteur plein de goût et musicien con-sommé , dirige la partie vocale, et est secondé parquelques amateurs d’un beau talent. Eh bien ! endépit de tout cela, on sent qu’on n’est pas au mi-lieu d’une population musicale; les exécutans,comme le public, laissent toujours quelque choseà désirer; l’élan y manque, et il en est ainsi auxexercices de la société du chant national, malgréles résultats satisfaisans obtenus dans l’année quis’est écoulée depuis sa fondation ; ces chants , bienchoisis et exécutés par un grand nombre d’ama-teurs des deux sexes avec assez de précision, melaissaient froid ; ce n’étaient plus là ces voix mâles,vibrantes, au timbre mordant, que j’avais enten-dues à Zurich ; ce n’était plus cet ensemble parfait,cette unanimité du sentiment musical. Cela nexalait pas mieux que ce qu’on ferait en France ,partout ailleurs qu’à Paris ; On voit qu’ici, commechez nous, la musique est affaire de mode et nonpas instinct national comme chez la race •alle-mande.
Lu des monumens publics de Genève devantlequel je m’arrête avec le plus de plaisir est lemusée Rath , bâti avec des fonds légués par un