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Second volume.
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à peu près, une vue du lac prise de Villeneuve,au coucher du soleil. Ce tableau a de l’efTet, troppeut-être ; il fait mal aux yeux. Si ce jeune artisten’abuse pas de la facilité qu’il a de faire chaud,s’il a la patience de peindre beaucoup d’études surplace, il s’élèvera très haut sans nul doute; ilpeut dire hardiment : « et moi aussi je suis pein-tre ! »

Encore un mot pendant que j’en suis sur ce cha-pitre; j’ai eu la bonne fortune de tomber sur unepetite brochure de vingt pages, ayant pour titreMenus propos d’un peintre genevois , et pour sujetun diner d’artistes où sont amenées naturellementdes considérations générales sur les arts. Ce peintre-là est écrivain; je n’ai rien lu de mieux pensé, nide mieux dit, sur cette matière; c’est plein desens, pétillant d’esprit, écrit avec une verve en-traînante , et empreint d’un cachet éminemmentoriginal. Je dois prévenir l’auteur des Menus pro-pos qu’il y a un de ses compatriotes qui lui jouele mauvais tour d’emprunter son titre, pour pu-blier des observations sur les tableaux nouveaux,etc., etc. Ce n’est pas que celui-ci n’ait aussi, lui,de l’esprit et du goût, mais il tombe à tout ins-tant dans la manière, et sue à faire de l’originalité,à grand renfort de vieilles formes. Qu’il y prenne