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Second volume.
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a été accordée aux habitans par le pape Martin V ,en reconnaissance du bon accueil qu’ils lui firent,à son retour du concile de Constance . Ils ont con-servé cet emblème d’une autorité qu’ils ont mé-connue, et la vanité du bourgeois du communierl’a emporté, en cette occasion, sur le fanatismedu sectaire; c’est qu’on n’avait pas alors la stupidemanie de vouloir rompre la chaîne qui rattacheles temps passés au temps présent. Une circons-tance non moins singulière, c’est que la devise dela ville :post tenebras lux , avait été adoptée, parun des évêques, long-temps avant qu’il fût ques-tion de la réforme.

Quand on parle de la ville de Calvin , c’estmoins encore dans le sens religieux que dans lesens politique qu’il faut entendre cette expression.Ce fut Calvin, en effet, qui donna des lois à Ge-nève , y organisa le pouvoir, et fit un petit état dece qui n’était auparavant qu’une commune. Chez,lui, le prédicant disparaît complètement dans lepersonnage politique, et il a dû, à sa supériorité,comme homme d’état, plutôt qu\à sa prétenduemission, comme homme de Dieu , la haute et du-rable influence qu’il a exercée à Genève . Il a suimprimer son cachet à son œuvre, et les sièclesn’en ont pas encore effacé complètement l’em-