dîner. C’est ce qui lui arriva à l’égard du profes-seur PicteL et de M. de Bonstetten , peu habitués àse voir traités si cavalièrement. Le professeur Rossiy allait assez souvent, et, un soir que Byron lepressait beaucoup de rester à coucher, et qu’il s’yrefusait, il lui dit d’un ton de dépit, en lui mon-trant Genève : « V ous tenez donc bien à retournerce soir dans cette caverne d’honnêtes gens ! » Uneautre fois, comme le poète passait la soirée à Ge-nève, et racontait son voyage de Grèce à ungroupe de notabilités réunies autour de lui, M. deBonstetten , naturellement distrait, prenant le nomde Tripolizza pour celui de Tripoli, mit en avantune malencontreuse observation qui n’allait pasdu tout à la chose. « Alors Byron , m’a ditM. Rossi,« lança à l’interrupteur un regard qu’accompa-« gnait un sourire de dédain si insultant, que« j’en fus choqué, ainsi que ceux qui s’en apor-ie çurent; il y avait, en ce moment, quelque« chose d’amer et de diabolique dans l’expression« de cet homme. Heureusement le pauvre vieux« Bonstetten n’y fit pas attention. »
L’étranger est surpris de voir figurer, dans lesarmoiries d’une ville regardée , à bon droit, commele boulevard du protestantisme, la clef de saintPierre, qui, d’après ce que j’ai lu quelque part,