Band 
Second volume.
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gligenl aucuns moyens; on les voil conférantgra-tis le droit de bourgeoisie à tous ceux qu’ils es-pèrent pouvoir employer utilement pour le ser-vice de la chose publique. Ici, c’est une maisonque le gouvernement, n’étant pas en fonds, donneà un sieur de Verey « pour avoir chassé les bar-il bares de Versoix . » Là, ce sont dix écus offerts àun citoyen vainqueur « des brigands etMameluksde Peney ' ; plus loin, des lettres de noblesse ac-cordées à un négociateur qui a mené à bien quel-que affaire importante; ailleurs, c’est une piècede vaisselle envoyée, avec le vin d’honneur, àl’ambassadeur d’un prince étranger. Il ne faut pass’étonner, d’après cela, de ce que les bourgeois,ayant vu de près Calvin , « qui, lorsqu’il vint chez« eux, n’avait pas de souliers » , aient reconnu ,de suite, tout le parti qu’ils en pouvaient tirerdans l’intérêt delà seigneurie. Le réformateur se vit,

ci passer cinq ou six pieds de terre à Genève , il y avait plus« de danger qu’à traverser tout le royaume de France, et« que, pour la mort-Dieu, il nous rangerait bien, et« que nous consignerions nos marchandises sur les terres duci roi, ou que nous crèverions. »

i. Château qui était le refuge des partisans armés de 1 e-\èque.