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Second volume.
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277
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dès-lors, choyé, cocolé 1 comine un directeur denonnes. Le conseillui envoyait tantôt un habit neuf,tantôt un tonneau de vin vieux; une autre fois illui interdisait d’exposer, en allant soigner les pesti-férés, une vie si précieuse à la république. Qu’il mesoit permis de citer, à cette occasion , un fait peuhonorable pour les apôtres de cette religion réfor-mée \ je l’ai tiré d’un relevé des registres du conseil :« Les speclables ministres se présentent au con-« seil, avouent qu’il seroit de leur devoir d’aller« consoler les pestiférés, mais qu’aucun d’eux n'a« assez de courage pour le faire, priant le conseil« de leur pardonner leur foiblesse, Dieu ne leur« ayant pas donné la grâce de vaincre et d’afïron-« ter le péril, avec l’intrépidité nécessaire. i>(Juin, i543). Les hommes que Jésus-Christ aenvoyés n’ont pas agi de la sorte. Il est juste d’a-jouter que Théodore de Bèze se dévoua , sans ba-lancer, à cette mission périlleuse. Il fut le seul,avec un autre ministre dont je regrette de ne pou-voir citer le nom. Après Calvin , deBeze, «ce« beau chandelier dans la maison de Dieu , » étaitcelui, de tout le consistoire, qui exerçait le plusd’influence, et il en était redevable à l’élévation

a. Locution toute genevoise.

II.

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