lité des époux, qui sont divisés en trois caté-gories, etc., etc. D’après cela on voit que l’es-prit de caste, encore vivant à Genève , remonteà l’origine de la république ; constamment at-taqué par ceux qu’il frappait d’exclusion, il aessayé de se retrancher dans les lois , dont l’espritdes temps modernes a réussi à le débusquer, puisil s’est réfugié dans les habitudes de société oùtout porte à croire qu’il aura de la peine à se per-pétuer en présence d’institutions essentiellementdémocratiques. Si même il ne s'efface pas à lalongue, qu'importe? Il ne saurait désormais ins-pirer aux Genevois de craintes fondées, et nepeut plus donner que des ridicules.
Ce chapitre, quoique bien long, ne serait pascomplet, si je n’y disais un mot des momiers , ouméthodistes , et dès progrès qu’ils ont faits à Ge-nève . Lors de l’apparition de cette secte, importéeen 1818, je crois, par quelques riches Anglais qui,dit-on, appuyaient, de moyens purement hu-mains , l’œuvre de leur prosélytisme, le gouver-nement n’intervint que pour protéger les dissidenscontre les violences populaires, et fil preuve, encela, d’une sage tolérance, ou, si l’on veut, d’ungrand respect pour la liberté de conscience. Oncrut que le meilleur moyen , pour faire tomber ces