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nombre de noms français dans cette foule de nomsanglais , russes et allemands. Ce concours de voya-geurs , qui se succèdent sans relâche pendant troismois de l’année, occupe, à Chamounv, quaranteguides, et soixante-dix mulets qui partent, à tourde rôle, en suivant l’ordre des numéros. Si l’étran-ger désigne un guide, hors du tour, il ne peutl’avoir qu’en dédommageant celui qui se trouvesupplanté. Paccard m’a assuré qu’avant cet arran-gement, lui et dix ou douze des guides les plusconnus, étant presque constamment employés ,gagnaient, par an, y compris le louage de leurmulet, environ douze cents francs chacun. Mais ilfaut que tout le monde vive, le monopole, en con-séquence, a été aboli, et maintenant chaquehomme, inscrit au tableau, ne gagne plus quedouze ou quinze louis par saison.
On parle encore aujourd’hui ici du courage etde la force musculaire qu’ont déployés deux Ecos-saises, madame C”” et sa fille, il y a une dizained’années. Elles ont, les premières de leur sexe,franchi le col du Géant, pour se rendre à Cour-inayeur, et suivi, dans toute sa longueur, la merde glace afin de visiter le Jardin, rocher couvertde végétation et de fleurs, qui forme comme une