Band 
Second volume.
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oasis au milieu de ces solitudes glacées; elles sontmontées au sommet du Buet qui est, après la cimedu Mont-Blanc , le point le plus difficile à atteindrede tonte cette chaîne. Ces différentes courses sontde dix ou douze heures, et une grande partie duchemin se fait sur la neige et la glace, au traversdes crevasses et le long des précipices. Une femmedu pays a eu la gloire, assure-t-on, de parvenirau sommet du Mont-Blanc ; c’est Marie Coutet.Elle avait suivi des guides qui faisaient l’ascensionpour leur instruction ou leur plaisir, et ne comp-tait nullement aller jusqu’au bout; pourtant, moi-tié par bravade, moitié par curiosité, elle continuaà marcher avec eux, jusqu’à ce que, prête à at-teindre la dernière cime, les forces lui manquèrent;ce que voyant ses compagnons, ils la chargèrent ,tour-à-tour, sur leurs épaules, et la portèrent làoù jamais femme n’avait mis et ne mettra le pied.Depuis lors on la désigne sous le nom de Marie duMont-Blanc .

Quoique, depuis M. de Saussure, cette ascen-sion ait été fréquemment tentée avec succès, ellen’est cependant pas encore devenue une choseassez commune, pour que le voyageur qui l’a ef-fectuée puisse être regardé comme un homme de